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15 - Cachée derrière tout ça...

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Belgique, de nos jours... Mon crayon s'arrêta en l'air, à quelques centimètres du papier. Je ne pouvais pas écrire ça! Mes lecteurs ne croiraient jamais à une pareille coïncidence: la pauvre fille déboussolée qui, comme par hasard, tombe sur son mystérieux sauveur! Et cette histoire de rayons magiques qui lui sortent des mains! L'histoire d'Alice prend un tour auquel je ne m'attendais décidément pas. La première fois que j'ai rêvé d'elle, j'ai été surprise par le réalisme de ce rêve: je pouvais presque sentir les odeurs, les couleurs étaient vivantes... Puis d'autres rêves se sont succédé, toujours avec cette mystérieuse jeune femme. Ils étaient toujours aussi réalistes, comme si j'assistais  à la vie de quelqu'un.  Pour arriver à me la sortir de la tête, je me suis décidée à écrire mes rêves dans des cahiers. C'est de cette façon que j'ai fini par me rendre compte qu'ils formaient une suite logique, une histo...

14 - "Face à face"

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Londres, Aout 1892 "C'est vous?" je me sentais si abasourdie que je parviens péniblement à bredouiller ces quelques mots. Ne sachant pas trop quoi dire d'autre, je l'ai dévisagé un moment, cherchant des mots qui me fuyaient. Le tic tac de l'horloge posée sur la cheminée soulignait le silence entre nous et un léger sourire flottait sur ses lèvres tandis qu'il restait ainsi, adossé au mur, gardant le silence tout en m'observant en retour. Finalement, je suis parvenue à articuler"Merci de m'avoir sauvée". Mais s'en souvenait-il seulement? cela faisait si longtemps qu'il m'avait sauvée de Jack. Comme s'il avait lu dans mes pensée, il hocha lentement la tête: "à votre service". Ainsi donc il se souvenait de moi... Si j'avais rêvé de mon sauveur depuis, j'étais persuadée que lui  m'avait oubliée.  Une nouvelle fois il hocha la tête: "vous êtes plutôt difficile à oublier vous save...

13 - "Avarice"

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Londres, Aout 1892 Cher Journal, Tant de choses se sont déroulées en si peu de temps! Si ce n'était à toi, je n'oserais les raconter de peur d'être internée. C'est que cela semble si invraisemblable!  Mais une fois encore je me laisse guider par mes sentiments, or je me suis promise de raconter ce qui m'arrive avec objectivité. Fin juillet, je rentrais chez moi après une longue journée. Il était très tard, le soleil était déjà couché et les rues désertes. Je flânais, profitant de la douceur et du calme lorsque j'ai entendu des bruits derrière moi. J'allais me retourner lorsque j'ai entendu un son sourd, comme un grognement. J'ai accéléré le pas mais les bruits semblaient toujours se rapprocher. La terreur s'est emparée de moi et je me suis mise à courir, espérant trouver quelqu'un qui pusse me venir en aide. Je ne sais comment je me suis retrouvée dans cette impasse. Les grognements se sont fait plus fort ...

12 - "Courrier"

Londres, Juillet 1892 Monsieur, Une rapide missive pour vous informer des derniers évènements.  Voilà trois mois que je surveille le dénommé Jack ainsi que vous me l'avez demandé. Le "traitement" a fonctionné sans encombres. Les premiers jours, son agressivité naturelle reprenait parfois le dessus mais ces accès étaient rapidement canalisés. Nous lui avons donné une nouvelle personnalité et veillé à lui trouver un travail décent qui lui permettra de commencer une nouvelle vie. Sa mémoire a été complètement effacée et remplacée pas des souvenirs factices. Il ne devrait jamais chercher à entrer en contact avec des gens issus de son passé. Toutefois, j'ai chargé un homme de confiance de sa surveillance pour m'assurer que la jeune Alice soit hors de danger. Ce qui semble être définitivement le cas. J'ai appris qu'elle s'était trouvée face à lui sans qu'il la reconnaisse. Les jours suivants, il a continué à se comporter confor...

11 - "Paresse"

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Londres, juillet 1892 Cher journal, Trois mois que nous sommes sans nouvelles de Sir Malcolm. Les fonds commencent à s'amenuiser et toute l'équipe est de plus en plus inquiète.  Alors que je commençais à trouver une certaine stabilité dans ma vie, je suis gagnée par l'angoisse ambiante...  Les commandes continuent d'arriver mais elles ne seront pas suffisantes pour couvrir la location de nos locaux. J'ai surpris les photographes en train de discuter d'un "plan de replis" mais quand ils se sont aperçus de ma présence, ils ont tout de suite cessé de parler. Le vieil entrepôt où nous étions avant à brulé il y a quelques mois, donc ils ne pourront pas se ré-installer là. Mais si nous déménageons, cela risque d'être à nouveau dans des locaux insalubres! Les photographes se sont habitués à avoir un peu plus d'argent disponible. Ils ne renonceront pas à leurs bénéfices pour permettre aux filles de travailler dans de bonnes...

10 - "Gourmandise"

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Londres, mai 1892 Cher journal, La série de photos sur le thème de l'ondine a eu beaucoup de succès apparemment. Plus que je ne l'aurais imaginé. Il parait même que certains clichés sont affichés chez de riches amateurs d'art qui trouvent en eux "une fraicheur nouvelle". Je ne sais pas ce qu'ils entendent par là... et je ne m'en soucie guère.  Je rentrais chez moi quand un homme s'est approché de moi: "vous êtes l'ondine, c'est bien ça?". Tout d'abord je n'ai pas compris ce qu'il me voulait, il faut dire que je ne sais pas ce qu'il advient des photos une fois qu'elles sont développées. Il m'a prise par le bras et m'a entrainée vers les beaux quartiers. Tout le long du chemin, il ne cessait de répéter qu'il était absolument ravi de me voir, qu'il était un admirateur, que dès les premiers clichés il avait vu en moi une personne exceptionnelle... Il parlait tellement que...

9 - "Une question de confiance" (partie 2)

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Londres, avril 1892  Cher journal, J'ai enfin trouvé le courage de suivre Jack quand il a quitté le travail! Mais il ne s'est rien passé. Il s'est contenté d'errer de bar en bar, pendant plusieurs heures. J'étais bien décidée à le suivre jusqu'à ce qu'il rentre chez lui (après tout, je tremblais déjà de froid et de peur, je ne voulais pas avoir fait tout ça pour rien) mais Sir Malcolm m'est tombé dessus! Arrivé sans bruit derrière moi, il a abattu sa main sur mon épaule. J'ai cru mourir de peur! Il a exigé de savoir ce que je faisais seule à une heure pareille dans un endroit aussi mal famé. Maintenant que j'y repense: qu'y faisait-il, lui? Sur le coup, je n'ai pas su quoi inventer... Je lui ai dit la vérité. Je lui ai expliqué mes soupçons concernant Jack, tout ce que j'avais remarqué d'étrange chez lui.  Je croyais que Sir Malcolm allait me rire au nez mais il m'a simplement répondu "je m...